Sélectionner une page

Avocats, prêts à vous installer ? | 3/5 adoptez le bon état d’esprit

par | 12 Juil, 2021 | 0 commentaires

Hermine vous propose un voyage en 5 étapes vers votre installation, dont c’est vous qui tracerez le chemin. Vous avez défini les contours de votre projet, et appris à vous connaître. Vous êtes désormais prêt.e.s à aborder la troisième étape, adopter un état d’esprit d’entrepreneur pour installer votre cabinet d’avocats.

« Penser en créateur d’entreprise, puis en avocat « , Vincent Luchez, Avocat au Barreau de Paris1

01. Soyez inspiré.e

L’entrepreneur, c’est celui qui crée une entreprise.

Son initiative a du sens car il propose une offre de produits ou de services pour répondre à un besoin d’une manière qui n’existe pas encore.

L’entrepreneur est donc un créatif, qui plus que ses compétences techniques, vend surtout sa marque, sa façon de penser, son authenticité.

Or générer des nouvelles idées, c’est d’abord vous imprégner de ce qui existe déjà, pour vous en démarquer.

Regardez ce que font vos futurs concurrents, directs ou indirects. Quelles compétences techniques utilisent-ils au quotidien? Qui sont leurs clients? Comment leurs parlent-ils? Qu’est-ce que vous aimez, et surtout qu’est-ce que vous n’aimez pas dans leur approche?

Ne vous limitez pas à votre secteur : que font les avocats d’autres spécialités? Les autres professionnels du droit? Les entrepreneurs du secteur de vos clients? Les autres?

Imprégnez-vous de ce qui constitue le monde du droit aujourd’hui, la concurrence, les attentes des clients.

Allez sur les réseaux sociaux professionnels, lisez ou regardez des témoignages, écoutez des Podcasts, documentez-vous…

Enfin, formez-vous pour développer les compétences qui vous manquent (gestion d’entreprise, communication…).

En un mot, profitez de vous installer pour cultiver un état d’esprit d’avocats entrepreneurs !

C’est en connaissant ce qui existe que vous pourrez inventer votre propre cabinet, concurrentiel mais authentique.

02. Parlez de votre projet

Selon une idée largement répandue, il faudrait garder le silence sur son projet entrepreneurial jusqu’à son parfait aboutissement. Pour préserver son idée, par peur des retours peu encourageants, pour éviter d’avoir à se justifier si l’on change d’avis…

Pourtant, le pouvoir de la parole sur le mûrissement de votre projet est inégalé.

Bien sûr, vous pourriez ressentir le besoin de taire votre projet à votre cabinet actuel jusqu’à votre démission effective, c’est légitime.

Pour le reste, n’hésitez pas à partager vos réflexions, idées, angles de vues, auprès de personnes de confiance.

Qu’il s’agisse de vos proches, de confrères, d’entrepreneurs d’autres secteurs, de clients potentiels, d’organismes tels que la CCI, de consultants en création d’entreprise, de coachs

En formalisant votre approche à voix haute à chacune de ses étapes, vous ajusterez naturellement votre discours.

C’est en vous adressant à une pluralité d’interlocuteurs que vous confirmerez vos bonnes idées, et abandonnerez les mauvaises avant de les avoir (trop) investies.

03. Écoutez les retours

Pour murir un projet d’installation et le peaufiner, il ne suffit pas d’en parler.

Il est aussi indispensable d’écouter ce qu’ont à en dire les personnes en qui vous avez confiance.

Et à cet égard, l’avis de chacun est important.

Que votre interlocuteur soit avocat ou non, client potentiel ou non, de votre génération ou non… de par son vécu, il a un point de vue qu’il est important d’entendre.

Localisation de vos locaux, choix de votre logo, texte de votre site, client idéal… La meilleure manière de nourrir une idée est de la confronter et de la faire évoluer en vous imprégnant le plus possible des avis des autres.

Un avis positif – sous réserve qu’il ne soit pas complaisant – vous donnera confiance pour faire un pas de plus vers la définition concrète de votre cabinet.

Un avis plus mitigé vous confrontera – et c’est ce qu’il y a de plus précieux dans la construction d’un projet entrepreneurial.

Vous pourrez choisir de le prendre en compte, comme une nouvelle source d’inspiration, ou bien de l’écarter.

Mais puisque vous y aurez réfléchi, dans tous les cas, vous saurez pourquoi.

04. Envisagez le pire

Vous l’avez suffisamment dit à vos clients, il est urgent d’envisager le pire pour se préparer au meilleur.

Cet état d’esprit est indispensable pour quiconque souhaite monter son cabinet d’avocat.

L’installation est un pari sur l’avenir, qui malgré vos meilleurs efforts, pourrait ne pas être gagnant.

Ne niez pas cette réalité. Au contraire, affrontez pleinement la possibilité que votre projet puisse ne jamais décoller.

Et si tel était le cas, que ferez-vous ? Combien de temps vous donnez-vous avant de prendre un autre chemin ?

 « Avant de monter votre entreprise, ne pensez pas à combien vous pourriez gagner, mais à combien vous pouvez perdre ».

Paradoxalement, cette approche permet à la fois :

  • d’être plus prudent, en n’investissant que ce qui est raisonnable pour vous, et
  • d’être plus audacieux, car vous vous accorderez une plus grande liberté dans le cadre que vous vous êtes fixé.

Si vous affrontez froidement la réalité, vous aborderez les choses plus sereinement.

Et n’oubliez pas de vous imprégner du témoignage des entrepreneurs, avocats ou autres, qui n’ont pas réussi du premier coup.

Ils vous diront qu’il n’y a pas d’échec, que des apprentissages !

05. Faites-vous confiance !

Vous avez écouté, lu, discuté, confronté, écrit, brainstormé… vous avez désormais une vue assez complète de ce qui existe, et de qui pense quoi.

A ce stade, il n’est pas rare de se sentir noyé par tant de visions extérieures.

Écoutez-les, mais ne les laissez pas vous guider !

N’oubliez jamais que lorsqu’une personne vous donne son témoignage ou son avis, elle parle d’elle, pas de vous.

« Fais comme ci, ne fait pas comme ça, n’y va pas »… Ces conseils sont le résultat des expériences et interprétations de celui qui vous parle. Ils peuvent ne pas s’appliquer à vous, même si vous faites une confiance aveugle à votre interlocuteur !

Prenez ces informations analysez-les, mais n’ayez pas peur de vous en affranchir.

Vous seul.e connaissez votre vision, votre approche, votre marché – les avocats qui font la démarche de s’installer sont les mieux placés pour adopter l’état d’esprit adéquat.

Si votre intuition vous guide vers une direction, faites-vous confiance et suivez-là, même si elle n’est pas largement partagée.

Car la personne la mieux placée pour savoir ce qui est bon pour vous, c’est vous !

Découvrez la quatrième étape pour mener à bien votre projet d’installation : poser vos jalons.

Sources :
1 « Témoignages sur l’installation des avocats », Propos recueillis par Reginald Leplenier et Marie pour le Village de la Justice, juillet 2015.

Crédits photos : iStock/Tom Kelley Archive

0 commentaires

Trackbacks/Pingbacks

  1. Avocats, prêts à vous installer ? | 2/5 apprenez à vous connaître - […] Découvrez la troisième étape pour mener à bien votre projet d’installation : adopter le bon état d’esprit. […]
  2. Avocats, prêts à vous installer ? | 4/5 posez vos jalons | Hermine - […] Vous avez pensé votre projet autour de ce que vous connaissez de vous, et adopté une vision entrepreneuriale. […]
  3. Avocats, prêts à vous installer ? | 5/5 faites de votre mieux ! | Hermine - […] vous l’avez fait lors de la genèse de votre cabinet, continuez à partager de l’information et solliciter des avis…

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prenez rendez-vous avec nous.

Petit manuel de marketing à l’usage des avocats

Petit manuel de marketing à l’usage des avocats

Le temps où l’avocat était choisi en fonction de sa spécialité juridique est définitivement révolu. Aujourd’hui, le cabinet qui espère vendre ses services doit mettre son client au centre de ses préoccupations. L’exercice n’est pas aisé, d’autant que le marketing est étranger à la culture juridique française. Pour vous aider à prendre ce virage, voici les questions essentielles à l’élaboration d’une stratégie marketing gagnante pour votre cabinet d’avocats.